Qui sommes-nous ?

Saveurs-Soufies est un site Internet ayant vocation à communiquer autour du soufisme, coeur de l’Islam, notamment par la publication d’articles portant sur le soufisme dans ses différentes dimensions : histoire, poèmes, concepts, personnages emblématiques, témoignages etc. 

Mais également par le relais d’évènements : ateliers d’initiation au soufisme portés par l’association partenaire VSMF, concerts de chants spirituels soufis (samaa’) etc.

 

Saveurs-Soufies a été fondé par le docteur Moulay Mounir el Kadiri. 

Son équipe est constituée de disciples -hommes et femmes- de la Tariqa(confrérie) Qadiriyya Boutchichiyya, issus d’horizons sociaux variés et appartenant à des milieux professionnels divers et qui sont réunis par le voeu de propager les valeurs de paix, d’amour, de respect, de tolérance, de miséricorde. 

Ces valeurs sont centrales dans le soufisme, coeur de l’Islam, et s’inscrivent pleinement dans l’enseignement de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya, modèle vivant du soufisme ancré dans la société moderne. 

Pour plus d’informations sur le soufisme, nous vous renvoyons à l’article “Qu’est-ce que le soufisme ?”.

Pour plus d’informations sur la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya, nous vous renvoyons à l’article “Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya”.

Le Soufisme

La religion de l’Islam est constituée de 3 niveaux qui sont résumés dans un hadith authentique largement connu sous le nom de hadith de Gabriel. Dans ce hadith (présent dans l’authentique de Boukhari et dans l’authentique de Mouslim), il est rapporté qu’un homme est venu interroger le Prophète (paix et salut sur lui) sur plusieurs sujets parmi lesquels l’Islam, l’Imane (la foi) et l’Ihsane (l’excellence). Au terme de cet échange, nous apprenons que l’homme n’était nul autre que l’ange Gabriel venu, selon les propos du Prophète (paix et salut sur lui), enseigner aux compagnons leur religion. 

De ce fait, la religion de l’Islam conçue dans sa globalité contient nécessairement ces 3 niveaux cités. A chacun de ces niveaux est associée une science qui l’encadre et la régit : pour l’Islam, il s’agit du droit musulman appelé « Fiqh » qui précise le cadre juridique des actes cultuels et des transactions. Pour l’Imane (la foi), il s’agit de la science de la ‘Aquida (Credo) qui traite de la croyance en Dieu, Ses Prophètes et les choses se rapportant au monde invisible. 

Tandis que pour l’Ihsane (l’excellence), c’est la science très souvent appelée soufisme qui l’encadre et en précise les règles et le contenu. Elle porte sur la transformation intérieure de l’individu pour se rapprocher de Dieu le Très haut.

Le soufisme est donc la science qui éduque l’individu à :

1) Atteindre l’excellence. Dans le hadith de Gabriel précédemment cité, l’excellence est définie par le Prophète (paix et salut sur lui) comme étant « le fait d’adorer Dieu comme si tu Le vois car si tu ne Le vois pas, lui, certes, Il te voit ». Cela passe notamment par la perfection du comportement et l’acquisition des qualités nobles comme celles qui caractérisent “les serviteurs du Tout-Miséricordieux“ décrits à la fin de la sourate 25 (al Fourqan).

2) Purifier son âme. Allah le Très haut dit : « Et par l’âme et celui qui l’a harmonieusement façonnée, et lui a inspiré son immoralité de même que sa piété. A réussi celui qui l’a purifiée et a perdu, certes, celui qui l’a corrompue » (Coran Sourate 91, versets 7 à 10).

Cette purification de l’âme est capitale pour préparer la rencontre avec le Créateur le Jour des Comptes. Allah dit dans le Coran, par le biais du Prophète Ibrahim (paix et salut sur lui) : “Et ne me couvre pas d’ignominie, le jour où l’on sera ressuscité, le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui vient à Dieu avec un coeur sain« . (Coran Sourate 26, versets 87 à 90). 

3) Atteindre la connaissance de Dieu qui est la raison même de notre création. En effet, Allah dit dans le Coran « Je n’ai créé les humains et les Djins que pour m’adorer » (Coran Sourate 51, verset 56) et l’un des sens donnés à l’adoration dans ce verset par beaucoup de commentateurs est la connaissance de Dieu.

Une des leçons du hadith de Gabriel est que la religion n’est pas complète sans l’existence de cette dimension intérieure qui permet d’atteindre ces objectifs, et ce, au même titre que la loi et la foi. 

C’est pourquoi chaque musulman qui cherche à améliorer sa relation avec Dieu est invité à faire de cette science une partie intégrante de sa vie, au même titre que les deux autres dimensions.  

 

La voie Qadiriya Boudchichiya

La Voie Qadiriyya Boudchichiya est une voie soufie sunnite qui a pour objectif d’initier les Hommes sur le chemin de l’excellence afin d’acquérir la noblesse du caractère. Comme l’affirme le guide spirituel de cette voie, le Docteur Moulay Jamal Eddine : « c’est une voie d’éducation, de bon comportement qui enracine dans les cœurs des jeunes et des adultes les qualités divines « imprégnez-vous des qualités de Dieu » (Hadith). Nous sommes ici pour combattre notre ego afin d’être droits et nous apprenons la sincérité, l’honnêteté, l’amour de la patrie et la bienveillance envers toutes les créatures. « Ne hais ni juif, ni chrétien, mais hais ton âme (nafs) qui se trouve entre tes côtes » ».
Il dit également : « notre Voie est une voie universelle ».
Historique :
La Voie Al Qadiriyya Boudchichiya s’est développée au Maroc à travers une longue succession d’éducateurs spirituels. Elle remonte au grand maître Abdul Qadir Jilâni, pôle spirituel du 12ᵉ siècle et un des fondateurs du soufisme confrérique.
Sidi Ali Qadiri est le premier ancêtre de la Voie à être arrivé au Maroc. Il s’installe dans un village du massif des Béni Snassen, où il construit sa zawiya et commença à transmettre l’enseignement de la tariqa Al Qadiriyya. Lorsqu’une famine s’abattit sur la région, sa zawiya devint un refuge pour les affamés à qui l’on servit du blé concassé, appelé dchicha. C’est à cette occasion qu’il gagna le surnom de Sidi Ali le Boudchichi.
Selon une autre version des hagiographes de la tariqa, un saint de la région aurait invité Sidi Ali et les convives à un repas. La coutume consistait à servir la dchicha comme avant-plat principal. Tous les convives se réservaient pour les autres plats, mais seul Sidi Ali mangea la dchicha à sa faim. Le saint déclara alors : « C’est Boudchich (l’homme qui mangea la dchicha) qui l’emporte ! », pour signifier que c’était lui le futur dépositaire de la bénédiction (baraka) qu’il allait transmettre. Il s’agissait en réalité d’un concours afin de faire reconnaître aux gens de la région son successeur spirituel. C’est ainsi que les Béni Snassen reconnurent l’autorité spirituelle des Boudchich.